L'oeil public

Nigeria 2014

Kano, dans le nord du Nigeria, a depuis le mois de juillet 2014 subi 6 attentats terroristes imputables à la secte islamique Boko Haram. Celui du 17 septembre a causé la mort de 15 étudiants du Federal College of Education et blessé une trentaine d’autres personnes. Ces actions meutrières sont les symptômes d’une violence quotidienne et complexe que les autorités nigérianes semblent impuissantes à combattre.

Deuxième ville du Nigéria par la population et capitale de la région éponyme, la ville de Kano est un enjeu stratégique majeure où Boko Haram joue son implantation locale. La ville reflète les tensions entre le pouvoir d’Abudja, située dans le sud majoritairement chrétien, et le Nord du pays historiquement musulman que les islamistes radicaux tentent de faire basculer dans l’insurrection.

Au-delà du massacre du Centre de formation professorale, perpétré au nom d’un « rejet de l’éducation occidentale » dont Boko Haram tire sa dénomination même, ce sont tous les pans de la société qui sont attaqués. La progression de l’idéologie radicale s’observe au quotidien. Ainsi, les campagnes de vaccination contre la polio sont définies comme « Haram » et des familles comme celle de Mallam Salisu refusent les soins proposés, faisant du Nigeria l’une des rares zones de recrudescence des cas de poliomyélite dans le monde.

 

 

 

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